Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 18:38

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Nous vous remercions pour votre inscription,  au comité de soutien de catherine et sa famille
Nous sommes actuellement, un petit nombre, mais qui grandit chaque jour, tel une chaine humaine,
une vrai pilier de soutènement !
 

Catherine est aujourd'hui mariée, elle a une vie proffessionnelle riche de communications et de générosité, entourée par ses parents, ,son frère et ses belles soeurs, ses amis...un peu à l' extrème de ce que l' école hôtelière DOSNON  lui a enseigné il y a plus d' une vingtaine d'années. Dans cette page, nous remonterons le temps pour vous donner des témoignages sur les quatorze années ( les plus belles, celles de la jeunesse) que le destin lui a imposées.

 

Voici son histoire racontée par Bénédicte et Patrice Des MAZERY; journalistes et écrivains:

 

" Catherine avait alors 14 ans 1/2, et entrait comme interne à l'école hôtelière DOSNON dans l'Aisne, sur la foi d'une brochure trouvée au centre de documentation et d'information de son collège.

Pourquoi cette institution et pas une autre? ," A l'époque, on avait choisi la brochure la plus attirante", explique-t-elle.

Ni elle ni les parents, non catholiques, ne savaient alors que l'école était proche de l'Opus Dei, l'Oeuvre de Dieu. Le collège lui-même, qui recevait la documentation sur l'école hôtelière, l'ignorait. Or l'Opus Dei prendra à Catherine quinze ans de sa vie.

Sa mère se souvient avec effroi du week end de juin 2001 où elle a vu sa fille arriver, méconnaissable: "la dernière fois où elle est venue pour un week end, Catherine était maigre à faire peur. Elle avait la tête collée contre son épaule, et elle vomissait tout le temps. Elle ne pouvait plus écrire, plus parler. J"ai insisté pour qu'elle voit un médecin, elle ne voulait pas, mais en temps que mère, je ne pouvais pas la laisser repartir dans cet état. "

"Je pesais quarante kilos, confirme la jeune fille et je prenais des neuroleptiques depuis dix ans ".

Ce jour là, Catherine ne retournera pas à son centre. Elle quittera l'Opus Dei, ou plutôt comme le nomme le jargon interne à l' Oeuvre, que nous découvrirons : "Elle se "jettera par la fenêtre".


Un peu plus tard, assise de l'autre côté de la table du salon soigneusement cirée, Catherine, d'une voix douce raconte ce qu'elle a enduré. De temps en temps, son regard se fige à l'évocation d'un souvenir plus douloureux qu'un autre, sans doute. A ses côtés, sa mère acquiesce de la tête. Au fur et à mesure de son récit, l'histoire de Catherine devient de plus en plus poignante.

 

Cette jeune fille plutôt timide, qui n'aimait pas les études avait vu un espoir prendre forme lorsque, en fin de cinquième, elle était partie du collège pour intégrer l'école professionnelle d'hôtellerie de DOSNON. "j'avais envie d'un métier manuel, au contact des gens" dit-elle. Bien qu'il lui fût difficile, à quatorze ans, de quitter ses parents et son petit frère, pour un internat, Catherine était partie avec enthousiasme préparer son C.A.P, se voyant bien :" réceptionniste ou au service de table dans un hôtel" Elle rejoignit donc les dix-huit autres élèves de sa promotion (1985-1986).

La première année, tout se passe « à peu près » bien. Certes les temps libres sont peu nombreux (une demi-heure à midi et une demi-heure en fin de journée) et les préceptrices attribuées aux élèves conseillent d'occuper ces moments par des répétitions de chants de messe, mais Catherine rentre chez ses parents à chaque sortie, toutes les trois semaines. Bien que l'école ait  affirmé que la religion était facultative, la jeune fille assiste à la messe du dimanche et se confesse tous les trimestres. Toutefois, elle ne se sent  pas éloignée des siens qui, de leur côté, ne remarquent rien... La religion catholique l'attire et Catherine fait, cette année là, sa confirmation... à l'insu de ses parents...

 

L'année suivante, elle retourne à DOSNON "de bon cœur". Mais là, l'ambiance change. Durant sa deuxième et troisième année d'études, de fil en aiguille, la jeune fille assiste à la méditation du mercredi (une demi-heure dans l'oratoire avec les volets fermés, une bougie de chaque côté, et un thème de méditation) et finit par se confesser toutes les semaines. Sa préceptrice se transforme en directrice de conscience et établit avec elle un « plan de vie » dont l'austérité a de quoi faire pâlir un ascète prières à horaires fixes dont la première démarre à 6 h30 le matin, dix chapelets par jour, messe quotidienne, lecture spirituelle, examen de conscience chaque soir à l'oratoire, etc.. ;  j jusqu’a 22 heures, puis, plus tard, retraite annuelle de cinq jours de silence absolu.

 

Aboutissement de ce processus, Catherine, a seize ans et demi lorsqu'elle sollicite son admission à l'OPUS DEI.

"En novembre 1988, j'ai écrit une lettre au prélat de Rome ( Mgr Alvaro del Portillo, successeur de Josemaria Escrivà de Balaguer ) en demandant, je me souviens que la formule était toute prête, l'admission en tant que numéraire auxiliaire raconte - t - elle. A partir de là,  on m'a conseillé de ne pas en parler à mes parents qui risquaient de ne pas comprendre mon engagement."

Six mois plus tard, l'accord est donné, de façon orale, dans l'église de DOSNON, par l'aumônier en personne. "Entre la demande et l'accord on a eu des cours sur les mœurs et coutumes, se rappelle Catherine. On devait apprendre par cœur le catéchisme interne à l'Opus, avec interdiction de prendre des notes, et apprendre les mortifications corporelles comme le port du cilice ou les disciplines."

 

Catherine déplie devant nous son cilice. Elle a fabriqué elle même, avec du fil de fer, cette sorte de bracelet hérissé de pointes recourbées vers l'intérieur, que l'on serre autour de la cuisse."On le portait pendant deux heures chaque jour, sauf le dimanche et les jours de fête" explique-t-elle en glissant le tissu dans l'anneau net en resserrant le bracelet. Malgré nous nous frissonnons; "Ce doit être sacrément douloureux", Ce à quoi elle répond, presque mécaniquement: "Cela devait soi-disant nous rappeler la présence de Dieu !"

Elle nous parle également des disciplines; une fois par semaine, auto flagellation et l'obligation de dormir à même le sol. Des révélations qui nous surprennent puisque nous pensions que ce genre de pratiques avait totalement disparu...D'autant que malgré son engagement au sein de l'OPUS, Catherine reste laïque...

 

En 1990, la jeune fille fait son « oblation » c'est à dire qu'elle renouvelle pour la première fois sa demande d'admission à l'Opus Dei...en l'accompagnant d'un engagement de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Elle vient juste d'avoir dix-huit ans... En tout elle se plie aux consignes de sa directrice de conscience: "Même si ce qu'elle me demandait paraissait aberrant, je devais obéir sans poser de questions" se souvient elle.

Cette même année, les parents de Catherine, qui voient de moins en moins souvent leur fille et ont constaté son agressivité à leur égard, éprouvent des doutes grandissants. Ils finissent alors par apprendre, de leur fille, même, cet engagement dans l'Opus Dei " Là se rappelle sa mère, je me souviens m'être dit; -Il faut se rendre à l'évidence, notre fille est dans une secte!-". Le débat est complexe, nous y reviendrons.../...

 

Nous la regardons feuilleter ses photos de petite fille. Les pages se succèdent, sans déclencher de réaction. " Je n'ai plus aucun souvenir d'avant mes quatorze ans; confie-t-elle. c' est comme s'ils avaient retiré tous mes souvenirs pour mettre leurs idées à la place...comme un lavage de cerveau."....

Catherine, comme ses parents en veut énormément à l'Opus Dei: " Ils ne se dévoilent pas et ils attrapent les gens petit à petit Il ne faut plus que cela se reproduise" affirme-t-elle

Aussi pou la première fois en FRANCE cet ancien membre de l'OEUVRE  a-til choisi de faire appel à la justice…...

 

Extrait du1er Chapitre du livre de Bénédicte et Patrice Des MAZERY : L’OPUS DEI ; enquête sur une Eglise au cœur de l’EGLISE paru chez FLAMMARION en avril 2005

 

 

Par comite de soutien à Catherine.T - Publié dans : Le COMITE de SOUTIEN à CATHERINE .T
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